L'ISLE-ADAM

LA VALLÉE DE L'OISE & LES TROIS FORÊTS

OFFICE DE TOURISME COMMUNAUTAIRE

PATRIMOINE

L’église Saint-Martin

L’église Saint-Martin de L’Isle-Adam est la seconde église de la ville. Celle-ci date du XVème siècle, les travaux pour sa réalisation ayant débutés en 1487.  L’édifice a été plusieurs fois remanié au cours de son histoire, en particulier à la suite d’un incendie qui a eu lieu la nuit de Noel 1661. En 1776, Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti, avant-dernier des princes de Conti, va faire construire la chapelle située sur le bas-côté gauche afin d’y installer le cercueil de son père, Louis-François de Bourbon-Conti, grand collectionneur d’art. Le cœur du prince y est encore visible aujourd’hui. Au XIXème siècle, le portail, le clocher ainsi que la chapelle de la Vierge vont être entièrement restaurés sous l’égide du célèbre architecte, Eugène Viollet-le-Duc.

L’église de Jouy-le-Comte

L’édification de l’église romane de Jouy-le-Comte (Parmain) commence au XIIème siècle. Les parties orientales de l’église primitive sont reconstruites peu avant le milieu du siècle et les différentes étapes de cette rénovation s’échelonneront sur une cinquantaine d’années. Au XIXe siècle, la nef est entièrement remaniée : seul le mur Nord est conservé. A l’intérieur, l’église est couverte d’une voûte lambrissée. Jeanne d’Arc, elle-même, serait venue prier en l’église de Jouy-le-Comte. Deux petites croix sur une des dalles du cœur marquent l’endroit où elle se serait agenouillée.

L’abbaye Notre-Dame du Val

L’abbaye Notre-Dame du Val est une ancienne abbaye cistercienne située sur le territoire des communes de Mériel et de Villiers-Adam. Edifiée dès 1125, soit plus d’un siècle avant les abbayes voisines de Royaumont et Maubuisson, elle est la plus ancienne fondation de cet ordre d’Ile-de-France. Devenue carrière de pierres puis ruinée en 1822 et ensuite en 1845, il en subsiste aujourd’hui plusieurs bâtisses dont un des plus beaux dortoirs monastiques médiévaux de France. L’abbaye Notre-Dame du Val est classée Monument Historique depuis 1947 pour le bâtiment des moines et depuis 1965 pour les autres corps de bâtiment.

Les sites mégalithiques

Le Val d’Oise ne compte plus désormais que quinze sépultures collectives et huit menhirs en raison des nombreuses destructions dont ils ont été victimes. Depuis 1800, au moins treize allées couvertes et cinq menhirs ont été démontés ou débités en pavés. Les préhistoriens estiment que le département a pu compter au Néolithique final au moins trois cents structures funéraires collectives. En voici quelques exemples : le trou aux Morts à Parmain ; la pierre Turquaise, l’allée couverte du Blanc Val, le coffre mégalithique de Bellevue ainsi que le dolmen de la Pierre Plate à Presles. 

Le pont du Cabouillet

Le mot « cabouillet » vient du patois du Vexin qui signifie « rabouiller ». Expression verbale qui fait référence au geste des femmes de pêcheurs présentent dans les embarcations qui brouillaient l’eau afin d’étourdir le poisson. Le pont du Cabouillet est bâti en pierre et date de 1500. Il a été construit sous Antoine de Villiers-Adam. Il est constitué de trois arches dont une qui n’enjambe pas l’eau car à cet emplacement se trouvait le pont-levis du château médiéval. Le pont a été classé au répertoire des Monuments Historiques en 1936.

Lavoir municipal de Villiers-Adam

Tombé en désuétude, le lavoir communal fut pourtant le lieu de rencontre des femmes du village jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Lorsque le lavoir a été construit en 1808, il était surplombé d’un bâtiment en pierres qui s’est effondré. Il a été rénové plusieurs fois (1860, 1887 et 1921). Il faut dire que l’édifice n’a plus été utilisé après la Seconde Guerre mondiale et qu’il a fait l’objet d’actes de vandalisme. Les travaux de restauration les plus récents ont commencé en 2009 grâce à la participation de dix jeunes bénévoles de l’association « Rempart » (Réhabilitation et Entretien des Monuments du Patrimoine ARTistique) qui oeuvrent depuis chaque été pour remplacer les murs, le toit et la charpente. L’association « Mémoire d’Avenir » (association pour la valorisation de la vallée de Chauvry) espère qu’à terme ce lieu, qui sera géré par la Mairie, pourra accueillir des randonneurs, des actions pédagogiques ainsi que des manifestations culturelles (petits concerts, représentations théâtrales).

Fontaine-abreuvoir et lave-sabots de Béthemont-la-Forêt

Le village possède une curiosité devenue assez rare, un lave-sabots, qui permettait aux paysans de ne pas salir les chemins du village lorsqu’ils rentraient des prés avec leurs animaux. Datée de la première moitié du XIXème siècle, la fontaine-abreuvoir à tête de lion, taillée dans du granit, était destinée à ce que les chevaux puissent se désaltérer après une longue route ou un travail aux champs. En effet, depuis le Moyen-Age et jusqu’en 1950 l’activité économique du village reposait essentiellement sur l’agriculture et l’exploitation du bois de châtaignier (pour répondre aux besoins de la viticulture). Le lave-sabots de calcaire, noté sur le cadastre napoléonien en 1833, est un des derniers exemples de ce type de construction à subsister en Île-de-France. Celui-ci se distingue par la relative profondeur du bassin, dans lequel on faisait passer les chevaux.

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